19 septembre 2017

Top Ten Tuesday - 19 septembre 2017



Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition par le blogue de Frogzine.

Cette semaine, il fallait lister les 10 livres desquels nous voudrions réécrire la fin !




D'abord, pour Le remède mortel, je préfère ne même pas parler des raisons pourquoi j'ai détesté cette fin tellement je suis restée sans voix face à une telle escapade ! Il nous reste tellement de questions en suspens, et pour moi cela ne pouvait clairement pas se terminer aussi facilement ! 

Pour l'Élue, de Kiera Cass, j'ai trouvé que l'histoire en général manquait de punch, dans le sens que je m'attendais à lire une dystopie, et j'ai plutôt retrouvé une saga amoureuse où l'idée de dystopie était uniquement présente à de petits moments isolés. Je m'attendais à un tome final plus révélateur que celui-ci, et beaucoup plus dystopique ! 




Pour Le voleur de coeur, je dois dire que j'ai adoré l'univers, mais la fin était beaucoup trop tirée par les cheveux pour moi ! 

Au contraire, l'auteure de Mange, prie, aime a plutôt emprunté la voie de la facilité pour son personnage principal, voie à laquelle je n'ai clairement pas adhéré. 


Coeurs brisés, têtes coupées étaient un excellent livre en soi. La partie que je n'ai pas aimé constituait les 50 dernières pages du roman, donc ce serait celles que je modifierais. J'aurais aussi voulu que l'histoire ne se termine jamais, mais là n'est pas la question.... 

Pour Légende, j'ai trouvé que la fin était trop prévisible, mais en même temps non. J'aurais voulu assisté à quelque chose de plus grandiose, même si cela est en totale contradiction avec l'idée que l'auteur voulait faire ressortir dans ce livre. 

 

Dans La maîtresse de guerre, l'auteur a perdu sa crédibilité au moment exact où l'histoire d'amour commence. Je suis vraiment désolé, mais je n'y ai pas cru une seule seconde et je n'arrive toujours pas à croire que cela soit arrivé. 

Et nous arrivons à Arielle Queen, la plus grande frustration de tous les temps. Je crois que cela s'apparente un peu à ce qu'ont vécu les lecteurs de Pierre Bottero lors de son décès, à savoir la réalisation qu'aucune fin ne sera jamais apportée à l'histoire que nous chérissons tant. Eh bien, le même problème s'est produit ici, considérant que la série devait faire 12 romans et elle n'en fait que 10... Un souci au niveau de la maison d'édition, à ce qu'il paraîtrait ! 


Nous finirons donc par Le dernier seuil, de R.A. Salvatore, et Allégeance, le tome final de la série Divergence. D'abord, Le dernier seuil se termine d'une façon extrêmement abrupte. Pour ceux qui l'ont lu, considérez que la quadrilogie Neverwinter était la toute première que je lisais de cet auteur, et de ce personnage. Vous comprendrez donc mon désarroi face à cette fin... 

Pour terminer, je dois avouer que la fin d'Allégeance m'a bien plus, du fait que l'auteur a soutenu jusqu'au bout le caractère qu'elle avait attribué à ses personnages, et qu'elle n'y a pas dérogé. Il est très rare que cela arrive, et j'ai beaucoup apprécié cela. Toutefois, l'explication finale du pourquoi et du comment de la société de Tris m'a laissé un peu pantoise. Je l'ai trouvé un peu trop facile à mon goût, et les petites guerres qui éclatent par la suite à ce propos sont tellement immatures et sans fondement que je n'ai pas réussi à adhérer à la théorie, malheureusement ! 

Et vous, quels sont les livres dont vous réécririez la fin ? 


18 septembre 2017

TAG de la rentrée PKJ


Bonjour à tous !

Je vous retrouve aujourd'hui pour faire un petit TAG, que j'ai vu à de nombreuses reprises sur plusieurs blogues et dont les questions m'ont semblé très intéressantes. Ce TAG a été lancé par PKJ à l'occasion de la rentrée littéraire !

Les règles sont simples: Répondre à chacune des questions sans citer deux fois le même livre ou la même série pour des questions différentes ! C'est parti !

1) Votre meilleure lecture de vacances 

N'ayant lu que 3 livres durant mon été (les stages en droit, c'est difficile), je dirais que mon préféré a été ma dernière lecture, même si elle ressort beaucoup de ce que je lis habituellement.



2) Le premier livre que vous avez lu/lisez après être rentré de vacances

J'ai pas mal étiré la lecture de Mange, prie, aime jusqu'au mois de septembre, alors le livre que j'ai lu tout de suite après vient tout juste d'être chroniqué:



3) Un livre qui se passe au mois de septembre

J'ai pas mal cherché pour celui-là !


Ma première lecture en VO ! J'ai vraiment très hâte de vous en parler dans une prochaine chronique.

4) Un livre PKJ qui sort prochainement/vient de sortir et qui vous fait le plus envie 


Vous ne trouvez pas qu'il est magnifique et donne extrêmement envie ? *o* Sortie prévue le 21 septembre 2017 !

5) Un livre qui se passe près de chez vous

Venant d'un coin très reculé du Québec, il est plutôt difficile de trouver quelque chose qui se passe réellement près de chez moi.

Pour ma ville natale: 


Je ne l'ai pas lu, mais il se déroule clairement près de chez moi !

Pour ma ville actuelle (Sherbrooke): 


6) Un livre avec une couverture qui évoque l'école 

Je vais essayer de faire plus original que Harry Potter ! 


Et si les BD ne comptent pas:


7) Un livre qui met en scène un professeur que vous auriez aimé avoir

J'ai vraiment beaucoup trop de professeurs/mentors en tête pour n'en choisir qu'un seul ! Je vais donc me limiter à 5 titres mettant en scène des personnages que j'adore : 


Le premier qui m'est venu à l'esprit ! Il s'agit d'un assez vieux roman d'Alison Goodman, où le maître d'Eon (dont je ne me souviens malheureusement plus du nom) était une personne incroyable qui soutenait Eon dans ses rêves les plus fous. Il l'aidait même à violer les règles en le faisant accéder à un statut qui était réservé à une classe particulière de personnes. 



Nous avons ensuite Tyron, le maître gladiateur de Leif, qui est tout simplement parfait, à mon sens, comme professeur. Il laisse ses disciples se débrouiller, mais leur fournit en même temps toute l'aide dont ils ont besoin pour accomplir leurs objectifs. De plus, même s'il a l'air un peu ronchonneux, il est toujours prêt à protéger ses élèves lorsque nécessaire. J'adore ce type de relation ! 


Dans la même veine, nous avons le maître de Tom, M. Gregory, qui lui aussi est un excellent professeur qui laisse son étudiant apprendre par lui-même, mais n'hésite pas à s'interposer lorsqu'il sent que le danger est trop élevé pour les compétences de son protégé. L'auteur est vraiment très bon pour créer ce genre de relation mentor-élève. 


Dans les Chevaliers d'Émeraude, je sais bien qu'il y a de réels professeurs, que ce soit Élund, Abnar ou Hawke. Toutefois, pour moi, les meilleurs professeurs sont les chevaliers vis-à-vis de leurs écuyers, puisqu'ils doivent vraiment prendre en charge la formation des futurs chevaliers. Je considère donc que Wellan aurait été un de mes professeurs préférés, et ce même si Santo serait clairement plus patient. En fait, je crois que j'aurais justement préféré Wellan puisqu'il en attend encore plus de ses écuyers et leur fait développer des aptitudes très intéressantes, considérant qu'il a plusieurs liens privilégiés avec les hautes sphères de la royauté et du monde céleste. (Et bla bla bla, on ne peut plus m'arrêter lorsque l'on aborde le sujet des Chevaliers d'Émeraude !) 


Et finalement, je ne pouvais pas passer à côté des personnages d'Eragon ! Ainsi, j'aurais adoré avoir Brom comme professeur, tout comme l'elfe du deuxième tome (je reste vague pour ne pas spoiler les gens qui n'auraient pas encore découverts cette merveilleuse série !). 

8) Un livre où le personnage principal vient de déménager/commence une nouvelle vie 


Tous les personnages dans ce livre commencent un nouveau stage chez Pyxis. Certains ont dû déménager comme Ophélie, d'autres non, mais il est indiscutable qu'ils doivent tous affronter de nouveaux défis. 

9) Un roman contemporain qui se passe au lycée 

Un roman plus connu: 


Et un autre un peu moins connu : 


Roman qui est excellent en passant, et où l'humour satirique du personnage principal fait vraiment du bien. 

10) Votre dernier achat 

Bien sérieusement, j'ai dû réfléchir au moins 15 minutes pour répondre à cette question ! (pour me rendre compte que le dernier était Mange, prie aime, que j'ai déjà cité une fois dans ce TAG...) 

J'ai aussi acheté le même jour le livre suivant (fiou !) : 


Et voilà, c'est tout pour ce TAG ! J'ai bien aimé le faire, et je crois bien que je vais essayer d'en dénicher quelques-uns de plus pour pouvoir alimenter un peu d'articles du blog avec ceux-ci ! N'hésitez surtout pas à le reprendre, et à me laisser un lien vers vos réponses ! Je suis très curieuse de voir ce que cela peut donner !

(Et j'espère que vous considérez que j'ai réussi mon TAG même si je n'ai pas réussi à choisir qu'un seul professeur...! La vie est trop difficile pour ne se limiter qu'à un choix ! :P) 


17 septembre 2017

Les incroyables et périlleuses aventures de Gabriel Latulipe tome 1 : L'alchimiste du mal par Benjamin Faucon

Auteur: Benjamin Faucon
Éditeur: AdA
Collection: ---
Pages: 328 pages
Parution: 8 septembre 2015


Quatrième de couverture: 

Au nord du royaume se trouve une imposante muraille protégeant la civilisation des assauts répétés d'une nature indomptable. Derrière ces murs de pierre, de menaçantes créatures voguent parmi une végétation aussi effrayante que luxuriante. 

En arrivant à l'académie des sciences de la nature, Gabriel s'imaginait que tous ses problèmes ne seraient que de lointains cauchemars. Pourtant, une simple excursion dans les terres interdites le plonge, avec son ami, dans un monde des plus sombres, là où le mal peut prendre l'apparence d'un arbre ou d'une simple plante. 

Et si toutes les craintes du royaume étaient réelles ? C'est ce que va découvrir Gabriel, bien malgré lui... 

Mon avis: 

Ce roman met en avant la vie de Gabriel Latulipe, 11 ans, qui entame un voyage bien particulier un jour où il tentait de fuir ses intimidateurs. Ce jeune garçon plein de vie attirait en effet les foudres de ses camarades de classe au vu de sa trop grande passion pour la nature. Il était donc le "nerd" par excellence, toujours la tête tournée vers les nuages ou vers le sol, à la recherche de nouveaux phénomènes à découvrir. Le jour où il tente d'échapper, une fois de plus, à ses poursuivants à la sortie de l'école, il se cache dans un buisson de roses, qui le transporte dans un autre monde tout à fait différent (Narnia ?), mais qui est en même temps similaire puisque ses parents et son voisin habitent aussi dans ce nouveau monde. 

On nous présente donc le périple de Gabriel à partir de ce moment, périple qui est marqué par son entrée à l'Académie des sciences de la nature, très loin de la résidence familiale. Gabriel s'y fera de nouveaux amis, et sera entraîné dans une affaire très dangereuse qui a alors lieu à l'académie. Bien honnêtement, je me sentais un peu dans un Harry Potter à l'école des sorciers remastérisé. Beaucoup d'éléments ont été repris, entre autres l'idée d'une entrée dans une nouvelle école où un professeur particulier ne l'aime pas beaucoup et est très sévère à son égard (Rogue), ou un ami qui est un peu bête mais loyal, et qui a peur de tout (Ron, et désolé si ma description du personnage ne ressemble pas à l'idée que vous vous faites de Ron), ou alors que le méchant est impliqué dans l'école. 

Je n'ai rien contre les histoires reprenant le schéma de Harry Potter. Il faut toutefois que cela soit bien fait. Malheureusement, je n'ai pas trouvé que c'était le cas ici. L'auteur n'a pas assez, à mon avis, axé sur les éléments originaux de son histoire. Premièrement, nous n’assistons réellement à aucun des cours de l'académie, ce que j'ai trouvé plutôt dommage considérant que le coeur du monde dans lequel est plongé Gabriel est très différent en raison de la déférence qu'ont les habitants pour la nature. Or, aucun passage du livre ne nous explique pourquoi est-ce que les habitants agissent ainsi, mais on sait par contre qu'il ne faut jamais couper une fleur ! C'est un élément de l'univers qui a été très mal exploité à mon avis. En effet, il y avait beaucoup de potentiel derrière cette idée de plantes plus "vivantes", ou alors de vision plus écologique de la préservation de la nature. Je n'ai donc pas été comblée par les informations qui m'ont été donné par l'auteur (soit, à mon avis, aucune). 

Ensuite, un autre élément que je reproche à ce livre se retrouve au niveau de l'écriture même. En soi, les passages narratifs et descriptifs du roman étaient extrêmement bien écrit, dans le sens que le vocabulaire utilisé était très riche et que l'on pouvait clairement se faire une idée de l'environnement dans lequel les personnages évoluaient. Le problème se situait au niveau des dialogues. En fait, ceux-ci étaient clairement rédigés pour des enfants de 11 ans, soit le public cible de l'histoire. Au contraire, le reste du roman employait plutôt un vocabulaire destiné à de jeunes adultes (ex: "conciliabules" ou "camaïeu", etc.). J'ai donc beaucoup de difficultés à déterminer à qui était destiné cette histoire, considérant que les enfants ne comprendront pas les passages autres que les dialogues et les adultes trouveront les dialogues trop enfantins. 

J'ai aussi trouvé qu'il y avait par moment un problème de rythme au niveau du récit. En effet, on voit bien que l'auteur veut donner le plus de détails possibles dans toutes les situations, ce qui est très bien dans certaines occasions, mais moins dans d'autres. Ainsi, au moment d'une course-poursuite, je m'attends à retrouver de très courtes phrases d'action, et non pas à savoir à quoi ressemble le chandelier et quel était son utilité dans le château (alors que celui-ci n'est même pas utilisé par le personnage). Cela cassait le rythme de peur et d'excitation, et rendait moins agréable la lecture. De plus, j'ai aussi trouvé un léger défaut au niveau des choix de certains termes dans l'histoire, mais je sais très bien qu'il s'agit d'une tare québécoise qui atteint beaucoup d'auteurs. En effet, j'ai retrouvé certains mots plus "québécois" dans le texte, et cela m'a un peu titillé (par exemple: accoté sur quelque chose). Ce n'est qu'un détail, mais je crois que nos amis européens n'auraient peut-être pas compris le sens de certains mots. 

Plus concernant l'histoire en tant que telle, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi Gabriel déteste autant ses cours à l'académie, considérant que c'était la seule chose qu'il voulait étudier quand il était dans son monde. De plus, il a aussi énormément changé de caractère en l'espace d'à peu près une semaine,  ce à quoi j'ai de la difficulté à adhérer. Les personnages doivent vivre des événements incroyablement difficiles pour changer de personnalité entre le début et la fin de l'histoire, ce qui n'a clairement pas été le cas. Je ne comprends pas non plus la soudaine indépendance de Gabriel vis-à-vis de ses parents. Jamais il ne tente de retourner dans son monde, ou même auprès de sa famille de ce monde. De plus, il n'y pense que très rarement, se satisfaisant de la présence de ses amis et professeurs. Je trouve cela quelque peu déconnecté de la réalité, surtout pour un enfant de 11 ans qui ne détestait pas sa famille à la base. 

Passons maintenant aux points que j'ai apprécié de l'histoire. D'abord, j'ai bien aimé le clin d'oeil à la Montérégie pour le nom du transport jusqu'à l'académie. J'ai aussi bien apprécié la référence du système politique à celui du Canada : une royauté sans réel pouvoir de décision, mais qui a tout de même une influence sur les décisions, et un gouvernement élu dirigé par un premier ministre et son cabinet. On s'entend toutefois pour dire qu'il s'agissait d'une utopie de la politique canadienne, considérant que la royauté anglaise n'a vraiment pas de pouvoir au Canada, ni même d'influence sur l'opinion populaire. J'ai aussi bien aimé l'intrigue en toile de fond qui se dessine au fur et à mesure de l’histoire, avec l'implication des technocrates. Encore une fois, il s'agit d'une très bonne idée avec un bon filon. Il ne reste qu'à bien l'exploiter dans le futur ! 

Comme vous le comprendrez à la lecture de mon avis, j'ai été quelque peu déçue par ce roman. Les éléments étaient là, mais n'ont pas été assez bien exploités. De plus, le style d'écriture de l'auteur au niveau des dialogues (et de la révélation trop facile d'informations) ne m'a pas séduite, et ce contrairement aux passages narratifs et descriptifs, qui étaient magnifiques. Je ne désire toutefois pas que ma chronique freine des lecteurs potentiels. Je suis consciente que je suis très négative au niveau de cette lecture, mais cet avis n'est que le mien et le vôtre peut être très différent de celui-ci. Je crois tout de même qu'un enfant de 10 à 14 ans saura mieux apprécié cette lecture que moi !

Toutefois, considérant le très grand nombre de petits éléments qui m'ont dérangé dans ma lecture, je ne poursuivrai pas cette série. 

14 septembre 2017

Les chroniques lunaires: Cinder par Marissa Meyer

Auteur: Marissa Meyer
Éditeur: Pocket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 412 pages
Parution: 7 mars 2013

Quatrième de couverture: 

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses soeurs et sa marâtre. 

Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune ! 

Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains. 

Mon avis: 

Cela fait maintenant un petit moment que j'ai lu ce livre, mais j'en garde un excellent souvenir. Pour preuve: le deuxième tome de cette série compte parmi mes prochaines lectures. En fait, j'avais tardé à la commencer par peur de ne pas trouver ça aussi génial que tout le monde le prétendait. De plus, je ne voulais pas la lire pendant qu'elle était ultra populaire, cela me faisait sentir comme s'il y avait sans cesse une pression sur mes épaules pour que je la lise en entier. J'ai donc décidé d'attendre, et ça a voulu le coup ! 

Comme la quatrième le rapporte bien, nous entrons ici dans un univers de science-fiction où les robots, cyborg et êtres humains se côtoient tous les jours. Notre personnage principal est Cinder, une cyborg adolescente vivant sous le toit d'une famille à la Cendrillon. Car oui, si vous n'aviez pas encore remarqué l'allusion au célèbre conte de Charles Perrault, il s'agit aussi d'un roman entrant dans la catégorie des réécritures de conte. Bien honnêtement, c'est particulièrement cet aspect qui m'a longtemps fait hésiter à le commencer. En effet, je n'ai absolument pas apprécié Animale (de Victor Dixen), qui était une réécriture du conte de Boucle d'or et les trois ours, et j'avais donc peur de me retrouver dans le même schéma. 

Heureusement pour moi, tel n'a pas été le cas. J'ai absolument adoré ce roman, qui reprend effectivement quelques éléments du conte de Cendrillon, mais en les incluant de façon très originale. De plus, l'histoire n'est pas prédictible, contrairement à ce que l'on pourrait penser. En effet, alors qu'on s'attend, par exemple, à ce que Cinder perde son "soulier" à la fin du bal avec le prince dans son empressement à retourner chez elle pour respecter le couvre-feu, rien de tel ne se produit. On assiste plutôt à une épopée rocambolesque qui nous entraîne dans un univers extrêmement riche et, surtout, dépassant les frontières de la planète Terre. En effet, on sent à tout moment l'influence de cette reine de la Lune pesée sur les habitants de la Terre, ce qui ajoute une large part d'intrigue à l'histoire. 

En ce qui a trait à la qualité de l'écriture, je dois dire qu'elle ne m'a pas particulièrement impressionnée, mais cela est tout à fait normal considérant que cet ouvrage est destiné à des adolescents. Ainsi, la qualité de la rédaction de l'ouvrage est bien cerné pour le public ciblé, et rend la lecture très agréable et fluide. Habituellement, un manque de richesse au niveau de la rédaction me dérange lors de ma lecture, mais cela n'a pas été le cas pour ce roman, considérant que l'intrigue est très bien mené, les personnages sont très riches et le monde dans lequel vit Cinder est assez bien dépeint pour ne pas que l'on regrette un manque de descriptions. 

Somme toute, c'est avec plaisir que je vais me lancer prochainement dans le 2e tome de la série des Chroniques lunaires. Il me tarde de connaître les autres personnages de l'histoire, considérant que nous avons pu avoir un aperçu de certains au courant de ce premier tome. Une réécriture du Petit chaperon rouge m'intrigue aussi beaucoup et, considérant le talent de l'auteure pour intégrer les éléments de façon originale, j'ai bien hâte de voir ce qu'elle nous a concocté dans ce prochain roman. 

Encore une fois, n'hésitez surtout pas à me laisser votre propre chronique de ce livre en commentaires, ou de me faire part de votre opinion en commentaires. Je vous souhaite de bonnes lectures ! 

11 septembre 2017

Mange, prie, aime par Elizabeth Gilbert

Auteur: Elizabeth Gilbert
Éditeur: Éditions Le Livre de Poche
Collection: ---
Pages: 507 pages
Parution: 13 mai 2009


Quatrième de couverture: 

A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... 

S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent en exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! 

En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur... Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l'inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d'émotions et d'expériences culturelles, elle a su conquérir le coeur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi... 

Mon avis: 

Ai-je besoin de préciser que ce roman se distancie énormément de mes lectures habituelles ?  Nous sommes très loin des univers de fantasy, de dystopie ou de young adult que je fréquente habituellement ! Il s’avère que, durant mon été, j’ai été plongé dans une ambiance plus « adulte » qui m’a donné envie de lire sur des sujets plus profonds, plus posés, plus enrichissants sur le plan personnel que mes lectures de tous les jours, qui ont plutôt pour but de me distraire. J’ai trouvé ce livre dans une librairie d’occasion, et en ayant entendu beaucoup de bien, j’ai décidé de l’acquérir pour le plaisir de voir ce que cela pourrait donner.

Je dois d’abord préciser que ce livre ne peut être apprécié à sa juste valeur que si le lecteur est vraiment dans le « mood » de lire ce genre d’histoire. Il faut le commencer sans préjugé, avec une totale ouverture d’esprit. Il faut se laisser immerger par l’histoire et les découvertes de la narratrice, en évitant de juger sa façon de voir la vie (particulièrement la vie spirituelle). Cela ne signifie pas d’adhérer à ses croyances « religieuses », mais plutôt de ne pas s’offusquer au moindre détail qui pourrait nous faire tiquer parce que cela contredit nos propres croyances.

Avant toute chose, ce livre en est un de voyages, et donc de découvertes de nouvelles cultures. À travers les yeux de l’auteure, nous sommes entraînés à découvrir l’Italie, l’Inde et l’Indonésie dans différents contextes. Je n’avais jamais lu de livre de ce genre, et je dois dire que j’ai énormément appris de celui-ci. Je ne suis pas une très grande voyageuse (considérant que je viens du Québec et que le plus loin que je suis allée dans ma vie est la ville de New York aux États-Unis), mais l’auteure a vraiment réussi à m’immerger dans ces pays splendides, que ce soit par le paysage, la culture ou la spiritualité entourant les habitants.

L’auteure offre aussi, comme vous vous l’imaginez, de très nombreuses réflexions sur divers sujets de la vie. Plus particulièrement, le livre s’attarde beaucoup sur la notion de bonheur individuel, et pose des réflexions sur le lien de dépendance que l’on peut entretenir avec son partenaire amoureux, lien qui se révèle néfaste pour l’accomplissement du bonheur personnel (plus particulièrement chez la femme). Je n’adhère toutefois pas nécessairement à l’idée que se fait Liz (le personnage principal) de la façon d’atteindre le bonheur. En effet, elle décide d’emprunter une voie beaucoup trop religieuse pour mes propres croyances (soit l’art de la méditation et énormément de référence à Dieu lors de cet exercice). Je continue tout de même à croire que ses réflexions initiales sur l’atteinte du bonheur sont très intéressantes et justes, à tout le moins dans mon cas.

J’ai décidé de lire ce livre très très lentement, pour être en mesure de l’apprécier à sa juste valeur. En effet, j’ai l’impression que de le lire en une seule fois, sans prendre le temps de laisser reposer les concepts dans ma tête, m’aurait vraiment empêché d’en découvrir les subtilités. Loin de moi l’idée de dire que j’ai complètement saisi l’intégralité des messages que voulaient véhiculer ce livre, mais du moins en ai-je compris plus que si je l’avais dévoré. Je suis donc contente d’avoir procédé de cette façon, et ce même si j’avais bien hâte de le terminer pour passer à la lecture suivante.

Mon appréciation globale du livre est assez positive. En effet, je l’ai lu exactement au bon moment pour moi, et il m’a fait prendre conscience d’énormément de choses sur des sujets variés. Je ressors de cette lecture avec l’impression qu’elle a réussi à changer ma vision des choses sur plusieurs sujets, entre autres la méditation, le bonheur, les relations de couple et d’amitié, les voyages, et j’en passe. Le seul petit bémol que je lui trouve est un évènement qui est survenu à la fin du livre. Je n’en parlerai donc pas explicitement, par peur de vous spoiler, mais je trouve que c’était inapproprié dans les circonstances de cette histoire, et cela me déçoit quelque peu que les auteurs gâchent chaque fois, à mon avis, leur roman de cette façon… (Et oui, je suis mystérieuse, je le sais, mais ceux qui ont lu le livre comprendrons ce que j’entends par là, et ce même s’il ne partage pas mon avis).

Je vous le recommande donc, comme je l’ai recommandé à mes amies, mais prenez garde d’être à un moment de votre vie où vous serez assez ouvert d’esprit et réceptif pour l’apprécier comme il se doit.

N’hésitez pas à me dire en commentaires ce que vous avez pensé de ce livre, ou du film ! Cela me ferait très plaisir d’avoir une discussion sur votre appréciation de cette histoire, considérant qu’il peut toucher beaucoup de valeurs des uns et des autres ! 

8 août 2017

Nos étoiles contraires : Le film !

Bonjour à tous ! 

J’ai envie de vous parler du film que je viens tout juste de voir, mettant en vedette Hazel Grace et Augustus Waters. Vous l’aurez deviné, il s’agit de Nos étoiles contraires. Ayant eu l’opportunité de lire le livre écrit par John Green il y a maintenant plus d’un an, il m’apparaissait intéressant de faire une comparaison entre cette lecture et le visionnage.

Je commencerais ainsi : Je n’ai pas préféré le livre au film, ou le film au livre. Je les ai tous les deux appréciés, mais pour des aspects différents. Dans le livre, il plus facile de comprendre les sentiments profonds d’Hazel, et la richesse des pensées des personnages, parce qu’on prend le temps de les lire, de les savourer. Dans le film, tout va trop vite pour cela. On n’arrive pas non plus à cerner avec assez de précision à quel point Une éternelle affliction est un livre important dans la vie d’Hazel. À mon souvenir, l’auteur nous cite certains passages du livre, de telle sorte que l’on comprend directement le sentiment qu’évoquer Hazel et Gus lors de leurs nombreuses conversations sur le sujet.

Dans le film, par contre, on réussit à ressentir les émotions des personnages. Dans le livre, ce sont plutôt les mots utilisés qui créent des émotions. Je veux dire par là que les conversations profondes des personnages sur divers sujets et le sentiment qu’elles instiguent sont mieux retransmis à l’écrit, mais que les émotions que vivent les personnages eux-mêmes le sont mieux à l’écran. Pour donner un exemple concret, notons que je connaissais la fin du livre (et donc du film) avant même de l’avoir lu. Or, je n’ai pas ressenti des émotions aussi fortes à la fin du livre qu’à la fin du film. J’ai dû pleurer durant les 45 dernières minutes du film, alors que le livre n’a pas réussi à me faire verser ne serait-ce qu’une larme. Je crois que cela exprime bien ce que je veux faire comprendre.

Ainsi, encore une fois, je suis incapable de me prononcer sur ma préférence entre le livre et le film. Je les ai vraiment appréciés tous les deux. Alors toi, oui toi, qui n’a pas été conquis par le livre, je te dis ceci : Fonce, et écoute le film ! Qui sait, peut-être que tu découvriras une toute nouvelle façon de voir l’histoire, et qu’elle réussira à te conquérir cette fois-ci ? Tu ne peux que lui laisser une chance !



P.S. : En passant, je n’avais pas compris le concept du « Okay » dans le livre (honte à moi), mais je l’ai vivement apprécié dans le film. Comme quoi rien n’est jamais perdu ! 



1 avril 2017

Sang de pirate tome 2: Tempêtes par Elisabeth Tremblay

Auteur: Elisabeth Tremblay
Éditeur: Éditions de Mortagne
Collection: ---
Pages: 496 pages
Parution: 7 octobre 2015

Quatrième de couverture : 

Convaincu que le meilleur moyen de passer inaperçu c'est de vivre à la vue de tous, Maksim découvre enfin Armoryle, où il s'engage à bord d'un navire marchand. Son but: découvrir Alstrass et devenir navigateur pour enfin récupérer les trésors de Sax. Mais d'attaques pirates en escales houleuses, sa quête s'annonce beaucoup plus ardue qu'il ne le croyait. 

Loin de la convoitise de Grévec, Tiss tente de s'adapter à son nouveau monde, si différent du sien. Mais l'appel d'Alstrass gronde en elle autant que son désir de vengeance. Trouvera-t-elle le moyen de rentrer ou sera-t-elle à jamais prisonnière d'Hulmia, mais surtout de ce qu'elle est ? 

ATTENTION, SPOILERS SUR LE TOME 1 !!! 
Mon avis: 

J'ai commencé ce roman dans l'optique de poursuivre un tome coup de cœur de l'année dernière, mais aussi pour me motiver à recommencer à lire, à la suite d'une pause de 2 mois. Heureusement pour moi, c'était justement ce qu'il me fallait : une plongée dans un univers de fantasy a toujours eu le don de me passionner, quelle que soit l'histoire derrière.

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai commencé ce deuxième tome d'une de mes auteures québécoises préférées. J'avais bien hâte de découvrir le sort qu'elle allait réserver à ses personnages, puisque le premier tome s'était terminé sur un gros suspens pour les deux personnages principaux. J'avais très hâte de voir comment elle allait exploiter ces idées nouvelles, qui me semblaient regorger de potentiel !

De prime abord, je l'annonce tout de suite, cette suite n'a pas réussi à me convaincre autant que le premier tome, pour lequel j'avais eu un coup de coeur. Ce que je lui reproche en premier lieu, c'est justement de faire plus office de suite que de tome en lui-même. On sent bien qu'il s'agit d'un tome de transition uniquement, qui ne vise pas du tout à faire avancer les quêtes propres aux personnages, mais plutôt à leur faire vivre certains événements sans grand intérêt pour forger LA personnalité voulue pour la suite des choses. Tome auquel je reproche donc d'être trop utilitaire...

J'étais très contente de retrouver Tiss dans son tout nouvel environnement, Hulmia. À la fin du premier tome, on voyait qu'elle était complètement dépaysée devant toute la technologie et les nouveautés qui l'entouraient alors, en plus de devoir palier avec un nombre incalculable de langues étrangères. Je n'avais qu'une envie alors, c'était de voir comment elle se débrouillerait dans ce nouveau monde ! Malheureusement, je n'ai pas trouvé ce à quoi je m'attendais. L'auteure décide de faire une version accélérée du temps et des événements dans ce 2e tome, ce qui me donnait l'impression de flotter au-dessus de l'histoire plutôt que de la vivre avec les personnages. Pour ce qui est de Tiss en particulier, l'adaptation s'est fait en un claquement de doigt pour nous, lecteurs. En effet, comme le temps passe excessivement vite, en l'espace de 3 pages, Tiss s'est habitué à la vie moderne, utilise un ordinateur, internet, les textos et parle comme une vraie adolescente québécoise. Je trouve que cela ne fonctionne pas d'abord avec la façon dont l'auteure nous a présenté l'arrivée de Tiss sur Hulmia à la fin du tome 1, mais aussi avec l'idée même de changer de monde. En effet, selon moi, tout l'intérêt de faire voyager des personnages d'un monde à l'autre est de le découvrir, mais surtout de s'adapter à ce nouveau monde, et non pas de passer sous silence cet événement important pour seulement axer sur sa difficulté à oublier son monde à elle.

J'étais aussi très contente de retrouver en parallèle Maksim, qui décide étrangement de retourner à l'endroit même où il s'est fait prendre la première fois en espérant que le sort ne s'acharne pas sur lui. Maksim vit dans ce tome avec l'idée que la meilleure des cachettes, c'est de vivre parmi la foule. Il décide donc de s'embarquer sur un navire marchand comme matelot pour enfin vivre son rêve de voguer sur les flots. En même temps, il décide de profiter de ses aller-retour en mer pour essayer de glaner des indices sur les trésors de Sax, sa quête principale. Ici aussi, les sauts dans le temps m'ont dérangé puisque je n'avais vraiment pas l'impression de vivre l'aventure avec Maksim. En effet, on ne connaît que les grands moments marquants des voyages de celui-ci, mais sans plus. Pour vous donner une idée, le roman fait débouler pour nos deux protagonistes un total de 5 ans, et nous faisons sans cesse des sauts de 2 mois à 6 mois.

Et puis, je ne sais pas pourquoi, mais l'auteure a vraiment voulu partager les expériences sexuelles de ses personnages. En effet, les divers passages où nous étions avec Maksim, en particulier, il faisait toujours les mêmes choses : Jouer aux dés et aller dans une maison de filles de joie. Cela devenait très répétitif et lassant. Tiss n'est pas épargnée non plus à ce niveau là : elle vit de très nombreuses aventures sexuelles avec plusieurs partenaires différents, et elle le répète souvent. Ce n'est pas que ces passages m'ont dérangé (ils ne sont vraiment pas explicites, je vous rassure), mais au vu de la place que cela a pris dans l'histoire, je considère presque cela comme étant une thématique importante.

Pour terminer, je n'ai pas été convaincue par ce roman, et ce même si l'univers dans lequel il se passe me passionne. J'ai trouvé plutôt désolant que le tome ne soit qu'un survol de l'histoire, et ce pour les deux personnages. J'aurais voulu en connaître plus de leurs aventures respectives, que ce soit de l'adaptation de Tiss sur Hulmia que des aventures en mer de Maksim sur Alstrass. Hormis cela, je ne peux que vouloir lire le tome suivant, car les 50 dernières pages, ainsi que tous les éléments qui ont longuement été préparés dans ce tome, ne peuvent que donner un résultat extraordinaire.

J'ai conscience que mon avis peut sembler très négatif, mais je vous conseille de ne pas vous y arrêter. Plusieurs personnes de ma connaissance ont aimé, même adoré ce roman et mon but n'est clairement pas de vous arrêter dans votre élan. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me partager votre avis, je serais très heureuse d'en discuter avec vous !

Sur ce, bonnes lectures à tous !

26 mars 2017

La passeuse d'âme par Marie Vareille


Auteur: Marie Vareille
Éditeur: Poket Jeunesse
Collection: ---
Pages: 317 pages
Parution: 4 mai 2016


Quatrième de couverture: 

"Les prophéties ne s'accomplissent que si quelqu'un a suffisamment de courage pour les réaliser" 

Elia est une Passeuse d'Âmes, un être sans émotions. Elle doit exécuter ceux qui sont devenus des poids pour la société : vieux, malades, opposants... 
Mais un jour elle ne parvient plus à obéir aux ordres et s'enfuit dans la région la plus déshéritée du pays, là où les Passeurs d'Âmes sont considérés comme les pires ennemis. Au plus profond d'immenses mines à ciel ouvert, Elia découvrira, telle une pépite, une destinée qui la dépasse. 

Mon avis: 

Avant de commencer cette chronique, je me devais de souligner la beauté de cette couverture, qui en plus d'être sublime présente plusieurs détails qui se révèlent très importants au cours de l'histoire. Alors oui, je dois l'avouer, j'ai été faible : dès que je l'ai vu sur l'étagère des nouveautés à la bibliothèque, je n'ai pas pu m'empêcher de le prendre. Et, cette idée en tête, je me suis convaincue de ne pas lire la quatrième, question d'être le plus surprise possible. Sur ce plan là, je dois dire que ça a très bien réussis ! 

Nous embarquons donc dans la vie d'Elia, dans la grande cité, qui est un peu à part des autres en raison de son affectation de travail. En effet, Elia est passeuse d'âmes. Le nom en soi, quoique poétique, évoque très bien le travail d'Elia : elle doit exécuter les gens qui défilent devant elle, l'un après l'autre. On peut déjà ici faire un rapprochement avec l'une des premières dystopies jeunesses : Le passeur par Lois Lowry. Même si les noms se ressemblent, les deux protagonistes ne font pas du tout la même chose ! En fait, le parallèle que je voulais faire, c'est que dans la société hyper contrôlée qui nous est présentée dans Le passeur, il y a aussi des gens dont l'affectation est de faire mourir des gens. Bref... Et puis, ce n'est qu'à ce moment que je me rends compte que je suis tombée sur une énième dystopie, et cela me fait très peur... 

Toutefois, contrairement à ce que je pensais, cette dystopie sort un peu plus des sentiers battus. Bon oui Elia découvre petit à petit que le grand gouvernement qu'elle admirait est en fait très méchant avec une certaine classe de la population, mais elle le fait d'une façon, je dirais, différente. En effet, Elia est plongée directement au coeur du problème dès le début. Elle ne fait pas que le connaître, elle le vit. Et au lieu d'être le chasseur, elle devient très rapidement la chassée, sans qu'elle puisse y faire quoi que ce soit. Bien sûr, pour ceux qui ont lu beaucoup beaucoup de dystopie comme moi, cela devient un peu lassant, mais avec seulement ce petit élément de nouveauté, j'ai réussi à lire le roman sans trop penser qu'il s'agissait seulement de du déjà-vu. 

Je dis sans trop penser parce qu'il faut tout de même souligner que cela m'a pris 2 mois pour le lire. Alors oui, il était intéressant et oui j'avais énormément de choses à faire sur le côté, mais je crois qu'il manquait le petit déclic pour me donner envie de me plonger dans cette histoire plutôt que de me consacrer à un autre loisir. Et comme de fait, sitôt qu'il a été terminé et que je me suis plongée dans la lecture d'un autre roman, j'ai dévoré le second en un temps record ! Bref, tout cela pour souligner le fait que je vais tenter de ne plus lire de dystopie, hormis les suites qu'il me reste à terminer... Et oui, je sais que je l'avais déjà dit dans un autre article, mais à ma défense, ce livre ne semblait pas du tout prendre cette direction au départ ! (La fille essaie vraiment de se croire !) 

Donc, parlons de quelque chose d'un peu plus consistant. L'intrigue était très bien tournée, je n'ai aucun reproche à lui faire. L'élément déclencheur de l'histoire nous amène tout de suite à nous poser des questions, autant sur Elia que sur le monde dans lequel elle vit. On nous tient bien en haleine la plupart du temps. Il y a toutefois un bon temps mort en plein milieu du récit, où il ne se passe pas grand chose, sauf peut-être une péripétie qui n'a pas tout à fait réussis à me convaincre qu'elle n'était pas seulement là pour meubler le temps. 

Les personnages, quant à eux, étaient très intéressants. D'abord, Elia est déjà la bizarre de son école, mais aussi de son travail. En effet, être Passeur d'âmes n'est pas très bien vu, puisque ceux-ci ont la réputation d'être des meurtriers qui ont un besoin viscéral de tuer des gens. Or, contrairement à ce que son code génétique a indiqué aux répartiteurs, Elia n'est pas du tout insensible et ne fait passer les âmes que parce qu'on lui demande de le faire. Déjà à ce point de l'histoire, je l'appréciais plus que beaucoup d'héroïnes. Et puis le temps passe et on la découvre dans un autre contexte, beaucoup plus éprouvant. À mon grand soulagement, l'auteure est restée fidèle à la personnalité de base. Oui, elle devait l'adapter, mais elle n'en est pas devenue insipide pour autant. Elle n'avait pas le petit quelque chose qui fait qu'on l'adore, mais elle était au moins du côté des "J'aime". 

Puis on rencontre Tim... Lui aussi a une personnalité plutôt complexe, mais ce que je retiens le plus de lui, c'est son grand coeur. Il n'hésite jamais à aider les autres, peu importe dans quel galère ils se sont mis. Et puis, même s'il a très peu pour lui-même, il donne tout ce qu'il est capable de donner. Il y a certaines de ses réactions avec lesquelles je n'étais pas tellement d'accord, par exemple celles créées par la jalousie, mais sinon il m'est apparu sympathique. 

Pour terminer, j'ai bien apprécié ce roman, même si, comme dit plutôt, il s'agissait d'une dystopie. Je le recommande toutefois à tous ceux qui trouvent encore beaucoup de plaisir à en lire, surtout que Marie Vareille est une auteure fièrement française ! 

N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce livre, si vous l'avez lu ! Je ne l'ai pas beaucoup vu sur la blogosphère, alors je serais curieuse de voir ce que les autres ont pu en penser ! 

Sur ce, bonne lectures à tous ! 

3 janvier 2017

Bilan de l'année 2016



Bonjour à tous !

Et ainsi se termine l'année 2016 ! Pour certain, il s'agit d'un bon moment pour tourner la page et avance vers l'avenir qui se dessine devant nous, en espérant que certains des malheurs qui ont frappé le monde en cette année 2016 ne refassent plus jamais surface ! Pour d'autres, l'année 2017 n'est qu'une continuation, puisque la quantification du temps qui passe n'est que la réalisation d'un désir humain qui n'a pas toujours sa raison d'être. Pour moi, c'est un peu un mélange des deux. J'espère sincèrement que l'année 2017 ne verra pas les mêmes atrocités que celle de 2016 mais, étant une juriste en devenir, je ne peux que redouter les impacts de différents événements (nous ne parlons pas du tout ici de l'élection d'un certain président dans un certain pays un peu trop proche du mien). Car oui, pour nous les Canadiens, la décision prise par les États-Unis a des impacts réels dans nos vies de tous les jours et je ne compte plus le nombre de personnes qui redoutent les conséquences désastreuses que pourraient avoir cette élection sur le Canada. 

Mais bref, sur une note un peu plus joyeuse, l'année 2016 a été riche en enseignement pour ma part. J'en suis maintenant à presque 3 ans d'étude en droit et biologie, et je vois bientôt la lumière au bout du tunnel, ce qui n'est pas peu dire ! Je vais tenter de me dégoter un premier stage dans mon domaine cet été, et c'est une expérience que j'ai très hâte de vivre, d'autant plus que notre formation ne nous permet pratiquement pas de réellement connaître le milieu dans lequel nous allons travaillé à la fin de nos études. Et puis, j'ai réussi à lire beaucoup, même énormément de livres cette année, en comparaison avec tout ce que j'ai pu faire dans les 5 dernières années ! Je me sens retourner à l'école secondaire ! 

Donc, dans l'année 2016, j'ai lu un total de 59 livres ! De ces livres, 29 ont pu faire partie du Challenge Littérature de l'Imaginaire Édition 2016, et 2 pour l'Édition 2017 ! J'ai donc réussi à atteindre mon objectif de 25 livres, même si ma PAL a plutôt augmenté que diminué (oups !)

Les coups de cœur de l'année : 
Et mes déceptions... 
Et maintenant, parlons un peu des objectifs pour 2017 ! 
  • Je veux lire au moins 30 livres 
  • Terminer le Challenge Littérature de l'Imaginaire Édition 2017 
  • Les deux points ci-haut impliquent de chroniquer les livres lus, alors me tenir le plus possible à jour à ce niveau 
  • J'ai actuellement 16 chroniques en retard, l'objectif serait d'arriver à la fin de l'année prochaine avec un nombre de 2 chroniques à faire le 1er janvier 2018. Je souhaite bonne chance à moi-même ! xD 
  • Commencer à lire en anglais. Je viens de me procurer le livre Keeper of the lost cities par Shannon Messanger, et je veux donc l'avoir lu d'ici l'année prochaine. Avoir lu 3 livres en anglais dans mon année serait intéressant.
Et voilà, j'espère que vous avez réussi à tout lire jusqu'ici ! Si c'est le cas, chapeau et vous, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, par exemple avec le lien vers votre article de revue de l'année à vous, que l'on puisse s'échanger de bonnes idées ! Sur ce, je vous souhaite une très belle année 2017, quelque soit vos aspirations actuelles ! Et bonnes lectures surtout !

2 janvier 2017

Bilan de Novembre et Décembre 2016


Bonjour à tous ! 

Nous revoici pour un nouveau bilan, concomitant avec celui de la fin de l'année ! Je suis particulièrement heureuse des lectures que j'ai réussi à faire cette année... Mais c'est une autre histoire ! J'en parlerai plus en détail dans le prochain bilan, qui arrivera dans quelques jours tout au plus. Alors, pour ces mois de Novembre et Décembre, qui ont été plutôt bien remplis à cause de mes études, mais surtout de mes lectures, il y a X livres au compteur ! Je suis très heureuse d'avoir pu découvrir des livres qui me tentaient depuis un moment ! 

Par exemple, j'avais énormément entendu parler  d'Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir. Je l'ai vraiment beaucoup apprécié, et je crois bien que ça a été un coup de coeur... À suivre ! Je me suis aussi laissé tenté par le premier tome de Sang de pirate d'Elisabeth Tremblay, une auteure québécoise que je suis depuis le début de sa carrière, avec la série Filles de lune qui compte,elle, 5 tomes ! Ainsi, ayant eu une bonne expérience par le passé, je me suis directement lancé dans cette nouvelle saga, et ce même si les pirates et moi, ça ne fait pas deux. J'ai été étonnamment surprise d'avoir autant apprécié ce premier tome, et c'est à la première occasion que je lirai le suivant ! 

Ensuite, nous avons le premier tome de Tobie Lolness, par Timothée de Fombelle. Alors là, ça a fait gros ! Je n'avais jamais lu de livre de cet auteur jusqu'à maintenant, et après avoir lu celui-ci, je pense qu'il s'agit d'un manque cruel à ma culture personnelle ! Ce livre était génial: la plume est magnifique, même si on sent qu'elle pourrait être à son paroxysme si l'histoire avait été destinée à un public plus âgé, les double sens sont sans cesse présents et les personnages étaient très attachants. Plusieurs thèmes sont abordés ici, entre autres la peur de l'inconnu et la force de la propagande sur une société, et ce n'est que d'autant plus enrichissant. C'était sans conteste un coup de coeur !

Je m'étais aussi fixée l'objectif de relire la saga Harry Potter en entier avant la fin de l'année, alors que je les ai recommencé à partir du mois de juin. Eh bien, je peux dire que c'est chose faite, mais je viens tout juste de terminer le tome 7 hier soir, avant minuit ! J'ai évidemment adoré les deux tomes, que j'ai lu à environ 1 mois d'intervalle. Je me suis aussi rendue compte que le tome 6 est très très différent du film (je l'avais complètement oublié), mais aussi qu'il s'agit toujours de mon tome préféré de la saga ! Avec Slughorn comme professeur de potion, Ron comme préfet et gardien de but au Quidditch et toute l'histoire entourant le prince de sang mêlé en plus de la découverte de plusieurs aspects de la vie de Voldemort avant la cicatrice de Harry, ça ne peut qu'être celui que je préfère !

Puis, je me suis aussi permis une lecture un peu plus lourde et plus réelle pour une fois ! Je me suis donc attardée au récit Le dernier procès: l'affaire Jacques Delisle, qui relate la saga juridique de cet ex-juge du Québec qui est accusé de meurtre à l'encontre de sa femme. Nous avons donc ici rassemblé toute la preuve soumise à la Cour, ainsi que des tweets des journalistes et les réactions de la famille aux divers moments du procès. Il s'agissait d'une lecture très enrichissante qui m'a vraiment passionnée, ce qui m'a moi-même étonné ! En effet, je pensais trouver le tout lourd à lire, mais il n'en a rien été. Le travail de l'auteure est remarquable et  la chronologie qu'elle a utilisée était très pertinente en l'espèce.  

Finalement, j'ai lu le 4e tome de la Sélection par Kiera Cass et Le voleur de coeur par Rawia Arroum. Je les traite ensemble même s'ils n'ont pas tellement de lien et que je n'ai pas du tout eu le même sentiment en les lisant, soyez rassuré. D'abord, dans la Sélection, on tombe avec un tout nouveau narrateur, que j'ai beaucoup moins apprécié que dans la première trilogie. La jeune fille que l'on suit est très "enfant gâtée", même à près de 20 ans. Elle fait des crises pour un rien et croit que tout lui est dû dans la vie. Je comprends que c'était la volonté de l'auteure de la faire commencer l'histoire avec ce caractère désagréable, mais cela a fait en sorte que je ne me suis pas du tout attachée à elle. Vous comprendrez donc qu'il ne s'agissait pas, pour moi, du meilleur des tomes de cette série. Malgré tout, il a réussi à battre la déception que j'ai eu avec Le voleur de coeur... Un univers incroyablement riche et intéressant, mais avec une trame qui ne réussit pas à suivre. J'ai trouvé que l'auteure semblait vouloir finir son livre le plus rapidement possible à la fin, alors qu'elle a bien pris le temps de nous décrire son monde au tout début. J'avais, de plus, réussis à découvrir une bonne partie du punch de la fin, alors cela n'a fait qu'ajouter à ma déception vis-à-vis ce livre. 

Bref, vous pouvez donc retrouver les livres lus ci-bas, ainsi que les chroniques qui sont déjà écrites ! 






Les livres chroniqués : 
Et maintenant, qu'est-ce que je lis ? 


Oh, surprise et consternation, j'ai reçu le tout nouveau tome de Harry Potter à Noël et je me suis jetée dessus dès que j'en ai eu l'occasion ! Pour le moment, je suis un peu déçue... Les personnages ne sont pas comme je me les rappelais et ne font pas ce qu'ils auraient fait si c'était J.K. Rowling qui les maîtrisait. Car oui, même si son nom est écrit en très gros sur la couverture, cette oeuvre théâtrale est écrite par Jack Thorne uniquement ! J'espère que la suite me plaira plus que ce que j'ai découvert jusqu'à maintenant ! 

Sur ce, bonne année 2017 à tous ! On se retrouve dans très peu de temps pour le Bilan de l'année 2016 !